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	<title>Information Strategique</title>
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	<description>Un blog IE (ou presque) &#38; related</description>
	<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 10:54:22 +0000</pubDate>
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		<title>Internet, les dessous du flicage : un cyber-surveillant raconte</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 10:54:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[«C&#8217;est traqué, c&#8217;est comptabilisé, et c&#8217;est suivi». Mise sous surveillance des sources, maillage, évaluation de l’audience des cibles, infiltration des forums: Philippe Duhot, expert en «communication virale» sur Internet, travaille principalement pour des marques. Il a proposé sans succès ses services à l’UMP en 2007, et défend la liberté d’intervention de l’Elysée dans la blogosphère. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>«C&#8217;est traqué, c&#8217;est comptabilisé, et c&#8217;est suivi</em><em>»</em>. Mise sous surveillance des sources, maillage, évaluation de l’audience des cibles, infiltration des forums: Philippe Duhot, expert en «communication virale» sur Internet, travaille principalement pour des marques. Il a proposé sans succès ses services à l’UMP en 2007, et défend la liberté d’intervention de l’Elysée dans la blogosphère. <em>«Scruter le web, c&#8217;est pas écouter en douce une conversation téléphonique, c&#8217;est juste traquer ce qui est à la disposition de tout le monde»</em> juge-t-il. Il n’hésite pas à faire intervenir ses salariés sur les forums <em>«qui vont en leur nom poster des choses»</em> pour ses clients.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous travaillez dans une agence spécialisée dans la gestion de réputation, et la communication virale. En quoi consiste la communication virale?<br />
Philippe Duhot. </strong>La communication virale consiste à développer des programmes de communication qui puissent fonctionner de bouche à oreille. Les gens ont tous une personne, et cette personne-là va devenir un relais porteur du message et le faire partager autour d&#8217;elle. Donc à la base, ça a toujours existé la communication virale, sauf qu&#8217;aujourd&#8217;hui, avec les outils modernes comme Internet, évidemment, ça prend une ampleur tout à fait différente&#8230; Comment on fait? Alors l&#8217;idée, c&#8217;est d&#8217;utiliser des médias viraux qui permettent cette propagation, le principal aujourd&#8217;hui, c&#8217;est Internet. Ensuite c&#8217;est trouver des idées et des mécaniques qui peuvent donner envie aux gens, par la surprise, par l&#8217;affinité, par la proximité, de dire &#8220;tiens c’est vraiment sympa, j’ai envie de la faire passer, je vais en faire profiter mon réseau&#8221; et de le diffuser comme ça.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous pouvez nous donner des exemples?</strong><br />
Quand on a lancé le nouveau service Canal Plus, la vidéo à la demande, qui s&#8217;appelle Canal Play, sur Youtube, on a lancé un certain nombre de vidéos à objectif viral qui permettaient de communiquer sur les avantages et les intérêts de Canal Play. Ce n&#8217;était pas un vrai spot de pub en tant que tel, mais avec décalage et humour, ce qui fait que les gens qui ont visionné et reçu la vidéo pouvaient le télécharger, le faire passer à des amis, le transmettre. Ca a été d&#8217;abord envoyé par mailing list, ensuite en le postant sur différents sites, ensuite en travaillant des partenariats où ces films-là étaient mis en avant. Donc c’est typiquement autour d’idées un peu rigolotes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous pouviez en mesurer l&#8217;impact?</strong><br />
Jusqu&#8217;à un certain point. Quand c&#8217;est sur un site tel que Youtube, on voit qui télécharge, combien le visionnent, ect… On voit donc effectivement les retombées. Maintenant quand les gens le téléchargent et le rediffusent, c&#8217;est plus compliqué. Il existe des outils qui permettent d&#8217;avoir un tracking assez précis et de pouvoir suivre où et quand sont repostées ces vidéos. Quand les vidéos sont téléchargées sur un ordinateur personnel, et diffusées par voie de mail, c&#8217;est un peu plus compliqué pour pouvoir traquer. Mais dès lors que c&#8217;est repris sur un blog ou sur un site, c&#8217;est traqué, c&#8217;est comptabilisé, et c&#8217;est suivi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>A partir d&#8217;une mailing liste on comprend, mais est-ce que vous déposez aussi sur des forums?</strong><br />
Oui, effectivement, on peut tout à fait le déposer sur un forum. Après on respecte les règles déontologiques des forums en question, on est vraiment contre le spamming. Tout ce qui est attitude agressive ou détournée se retourne très vite contre celui qui le fait. On peut le proposer et le développer, on peut aussi travailler avec des partenariats, par exemple avec des sites étudiants comme Studyrama. On va les voir, on leur dit qu&#8217;on a tel support de communication, qu’on aimerait pouvoir le valoriser autrement que dans une capsule publicitaire, comment est-ce qu&#8217;on peut faire, comment est-ce qu’on peut travailler ensemble, est-ce qu&#8217;on développe un jeu avec, ect… C&#8217;est une approche qui est plus qualitative et moins intrusive que la publicité classique sous forme de bannière habituelle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Hors partenariats, vous faites comment pour entrer sur les forums?</strong><br />
Soit on entre en communication directe avec les responsables du forum et on échange avec eux pour voir s&#8217;il est possible de faire quelque chose. Soit si le contenu est complètement en adéquation, on s&#8217;inscrit, on a des gens avec qui on travaille qui sont déjà inscrits sur un certain nombre de forums, et qui vont en leur nom poster des choses.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>
<p class="entry-more"><strong>C&#8217;est « viral » aussi parce que vous n&#8217;indiquez pas forcément le produit.</strong><br />
Il y a des communications sur lesquelles le produit est indiqué complètement et d&#8217;autres où au contraire, c&#8217;est relativement teasing. Là, le spot renvoie sur un site où il y a une révélation, c&#8217;est le principe teasing-révélation qui a toujours existé en publicité et qui fonctionne aussi souvent mieux en communication online. C&#8217;est souvent assez compliqué à faire entendre à l&#8217;annonceur qui aime bien que son message soit tout de suite porteur de sa marque et de son offre. Et on se rend compte bien souvent que ça fonctionne mieux quand c&#8217;est travaillé en deux temps.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Mais vous travaillez exclusivement pour des marques, ou dans d&#8217;autres domaines, sociétaux ou politiques?</strong><br />
Alors on travaille essentiellement pour des marques, on est une agence de publicité. Maintenant, on est amené à intervenir aussi pour des marques qui n&#8217;ont pas forcément les mêmes moyens, et qui développent des services pseudo caritatifs, pas 100% commerciales et qui n&#8217;ont pas de gros moyens d’investissement. Par exemple récemment on a travaillé pour Soliland qui est un système d&#8217;achat en ligne, un guide d’achat, qui permet lorsqu’on achète à travers Soliland, qu’une partie des achats soient reversés à des associations. C&#8217;est une petite boîte qui se lançait, on a décidé de travailler avec eux et de les aider à lancer leur communication et pour le coup, on a choisi un axe très « réseaux sociaux » pour les aider. Donc on pris une page sur Myspace, on a mis en place une figure emblématique qui entrait en conversation directe et interactive avec les différents internautes, des actions sur Facebook, ect… On a essayé de développer un ferment communautaire autour d&#8217;une idée, d’une vision, d&#8217;un engagement, qui avait certes un but commercial mais pas uniquement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous avez en réalité des salariés qui sont inscrits dans différents forums et qui peuvent intervenir?</strong><br />
Oui, tout à fait. Et de plus en plus, maintenant ce qu&#8217;on encourage, parce que c&#8217;est comme ça que ça marche le mieux, et en plus c’est plus honnête et plus efficace, c&#8217;est que les annonceurs se structurent eux mêmes pour pouvoir intervenir directement, à visage découvert. En ce moment, on est en train de travailler pour Ricard, qui a un groupe de fans sur Facebook.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous faites aussi de la gestion de réputation, alors c&#8217;est avec les mêmes moyens? J’imagine que c&#8217;est potentiellement la même chose, on a un client qui s&#8217;estime affaibli et on va un peu le soutenir, c’est ça ?</strong><br />
Alors oui, ça peut-être ça, sauf que nous on essaie de… alors pour l’instant on prêche un peu dans le désert, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, en terme de réputation sur Internet, les marques commencent à s&#8217;inquiéter dès lors qu&#8217;il y a crise, ils s&#8217;aperçoivent qu&#8217;il y a un problème, qu&#8217;une information leur échappe, des groupes de pression se forment, et commence à se répandre&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Par exemple Société générale contre Kerviel: les internautes soutiennent Kerviel&#8230;</strong><br />
Forcément c&#8217;est toujours le pot de terre qu&#8217;on soutient contre le pot de fer, ce qui est normal. Après, on voit que les communications se répandent un peu partout et on a pas de maîtrise. C&#8217;est à ce moment-là que les annonceurs commencent à s&#8217;inquiéter. Dans ce cas de la Société Générale, je pense qu’ils ne se sont pas tellement inquiétés de savoir ce qui se passait sur Internet. Mais sur d&#8217;autres sujets, ils s’intéressent tout de suite à ce qui se passe parce que ça va vite et ça prend une ampleur importante. Alors dans ce cas-là il y a des outils de tracking.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Alors le tracking, est-ce que vous pouvez donnez une définition ?</strong><br />
C&#8217;est une observation, une photo de ce qui se passe sur Internet autour d&#8217;une marque, ce qu&#8217;on dit d&#8217;elle en positif ou en négatif. Il y a soit un principe de requêtes a posteriori : on tape un certain nombre de mots, on voit ce qui remonte et on fait le tri, on déplace le projecteur sur différentes sphères de conversations. Ou alors, ce qu&#8217;on fait et qui est mieux, c&#8217;est de travailler le tracking à long terme qu’on met en place avec un travail de sourcing. On dit voilà, on est dans quel domaine, quels sont les médias officiels et officieux qui traitent de ces sujets, de manière régulière ou occasionnelle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous incluez les blogs?</strong><br />
Bien sûr. Il y a des outils spécialisés là-dedans, qui permettent d&#8217;affiner et de traquer, de repérer les sources d&#8217;informations où ces infos sont là en premier, et de les mettre sous surveillance. Et dès qu&#8217;une nouvelle information en commentent une autre qui vient d&#8217;une autre source qui n&#8217;est pas traquée, à ce moment-là on va observé cette source-là aussi, on l&#8217;analyse et on regarde si oui ou non, elle vaut le coup d’être ajoutée au sourcing. C&#8217;est un travail qui doit se faire en amont, évidemment de manière très étroite avec l’annonceur, et qui permet un travail de fond. Alors ça, c’est la première phase : une mise sous surveillance des sources influentes, pour une marque donnée ou un domaine d’activité donné.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Ensuite la deuxième phase c&#8217;est l&#8217;analyse. Il s’agit déjà de pouvoir analyser si une information est plutôt positive ou négative. Là, on fait intervenir de l&#8217;humain. Des gens vont, en fonction des synthèses qui remontent, pouvoir donner une orientation. Ils doivent donc bien connaître le domaine pour pouvoir dire si oui ou non, ça semble être plutôt positif ou négatif et dire s&#8217;il y a un risque ou pas. Ensuite ce qui est intéressant, c’est de pouvoir évaluer l&#8217;audience de chacune des cibles. On se rend compte qu&#8217;il y a des blogs qui ont beaucoup plus d&#8217;audience qu’un site officiel de presse par exemple. On se rend compte également en analysant la chaîne de diffusion dans le temps, que dans tel ou tel domaine, il y a deux ou trois blogs experts à l&#8217;initiative de 80% des informations, et qui sont repris ensuite par d&#8217;autres médias un peu plus généralistes. Du coup, on sait quelles sont les sources clés à surveiller, dans le bon sens du terme hein, c&#8217;est pas du flicage, c&#8217;est juste pour pouvoir avoir l&#8217;information le plus tôt possible. Troisième élément qui est intéressant : une fois qu&#8217;on a ce maillage et qu&#8217;on voit à peu près quels sont les cycles de circulation des informations influentes, on peut intervenir presque directement auprès de ces sources-là pour voir si, oui ou non, on peut engager une relation et une conversation. Les marques ont intérêt à ne pas rester dans l&#8217;observation, mais de commencer à pouvoir dialoguer, à pouvoir alimenter, et finalement on arrive dans un espèce d&#8217;échange qui peut être intéressant entre des experts&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Des infos sur les forums?</strong><br />
Ca peut être des informations online ou même une relation offline&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Prenons un autre exemple, dans l&#8217;actualité parmi les gestions de réputation , il y a celle de Nicolas Sarkozy. C&#8217;est un secret de polichinelle que les partis ont organisé des cellules pour intervenir sur les forums. Vous vous positionnez comment par rapport à ça?</strong><br />
Quand Nicolas Sarkozy est arrivé à l&#8217;UMP, il y a eu grand appel d&#8217;offre pour mettre à plat toute la communication online de l&#8217;UMP. On s&#8217;est retrouvé en finale, on a pas été pris. On n&#8217;a jamais su pour quelle raison. Il est clair en tout cas que tout ce qui est manipulation, nous on le rejette totalement. Ca existe et ça existera toujours, surtout en politique&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Vous parliez de cet appel d&#8217;offre pour dire qu&#8217;on vous avait demandé ce type de prestations&#8230;</strong><br />
On nous avait demandé de savoir comment intervenir sur la toile pour fédérer des groupes de sympathisants..  Et comment diffuser des infos&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Sur des forums?</strong><br />
Oui absolument sur des forums</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Ce parti mettait donc en place à l&#8217;époque des équipes d&#8217;infiltration de forums ? Ou était à la recherche de méthodes pour le faire?</strong><br />
Ils étaient à la recherche de méthodes pour propager la pensée de l&#8217;UMP par différents moyens sur Internet.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Y compris les forums</strong>?<br />
Y compris les forums. En en créant eux mêmes, en invitant les gens à venir dessus, en proposant aux nouveaux membres de créer leur blog et forum&#8230;Sur le brief, c&#8217;était quels sont les moyens légaux de le faire ? Nous, on a une déontologie qui est de dire, de toutes les manières ce qui fonctionne c&#8217;est la transparence et l&#8217;honnêteté. A partir du moment où l&#8217;on commence à manipuler les gens, ça ne marche pas. Comme sur les forums: si un sympathisant UMP  vient sur un forum, il y a une autocritique qui se fait tout de suite, soit il respecte la règle du forum, soit il outrepasse sa position et il est vite fait exclu du forum&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Mais c&#8217;est aussi organisé par les partis.</strong><br />
Oui. Bien sûr c&#8217;est organisé. Jusqu&#8217;à un certain point. Les gens ne sont pas dupes, quand ils sentent qu&#8217;il y a manipulation, de plus en plus ils sont avertis.. c&#8217;est comme en pub, on est éduqué..</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><strong>Ca peut fonctionner de la même manière que ce que vous nous avez décrit un peu plus tôt ? C&#8217;est-à-dire que vous avez certains outils de surveillance, vous allez sur les lieux qui discutent et puis vous discutez</strong><br />
Oui bien sûr.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong><span style="font-style: normal">Pour aller sur un sujet un peu plus d&#8217;actualité, Nicolas Princen, v</span>ous croyez qu&#8217;il peut quelque chose pour Nicolas Sarkozy?</strong><br />
J&#8217;en sais rien.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>A sa place vous feriez quoi?</strong><br />
J&#8217;en sais rien moi&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Il y a une diffusion énorme d&#8217;infos et de discussions sur le Président. La nomination d&#8217;un professionnel en gestion de réputation pour une telle personnalité, ça parait a la fois dérisoire - qu&#8217;est-ce qu&#8217;il pourra faire avec les moyens qu&#8217;il a ? - et inquiétant, parce qu&#8217;au fond il a quand même les moyens de l&#8217;Etat&#8230;</strong><br />
Loic Le Meur est aussi intervenu. Je comprends qu&#8217;on puisse s&#8217;inquiéter, en même temps, on ne peut pas reprocher aux gens qui ont un rôle important en matière de communication de ne pas essayer de comprendre, d&#8217;appréhender la manière dont on communique aujourd&#8217;hui. Je ne vois pas pourquoi les politiques devraient rester dans un système archaïque. A partir du moment où l&#8217;information est à un autre niveau, avec un autre dialogue, avec la dictature du temps réel, la communication directe one to one&#8230; Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte qu&#8217;on est politique, on ne pourrait pas le faire, l&#8217;opposition le fait également.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Sauf que là ce qu&#8217;on peut objecter, c&#8217;est que ce serait avec les moyens de l&#8217;État. C&#8217;est un peu différent, parce qu&#8217;avoir des outils de surveillance, de tracking, c&#8217;est quand même particulier quand on est  à la tête de l&#8217;État&#8230;</strong><br />
Oui mais attention, ça devient une surveillance acceptée par celui qui s&#8217;expose. Personne n&#8217;est obligé de tenir son blog et de développer des infos. Quand on publie dans la presse, ou sur les blogs, ça part du même principe: on a envie d&#8217;avoir une audience. Donc si quelqu&#8217;un l&#8217;observe et le scrute, c&#8217;est la règle du jeu, c&#8217;est pas écouter en douce une conversation téléphonique, c&#8217;est juste traquer ce qu&#8217;on met à la disposition de tout le monde.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>C&#8217;est sur le stockage des infos que ça parait un peu liberticide. Si vous stockez des infos sur 30 blogs anti Sarkozy, qu&#8217;est-ce que vous en faites après? Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des citoyens. C&#8217;est même pas de la revue de presse&#8230;</strong><br />
Effectivement, le débat sociétal peut être ouvert sur ce sujet, on peut y voir un risque. Maintenant, j&#8217;ai quand même l&#8217;impression que quelque part, il y a un peu le sens de l&#8217;histoire qui fait que, oui, ça va exister, les moyens sont différents, autres que ceux qu&#8217;on a connus par le passé, finalement presque plus transparents, peut-être aussi plus industrialisés qu&#8217;avant&#8230;On ne peut pas lutter contre l&#8217;évolution, les technologies elles sont là, accessibles a tous. L&#8217;État aussi va les utiliser. Maintenant soyons vigilants&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Propos recueillis par KARL LASKE sur <em><a href="http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/04/bla-bla.html" target="_blank">Liberation.fr</a></em><br />
</strong></p>
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		<title>Information Strategique</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 21:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Technorati Profile
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		<title>Jérôme Kerviel, un &#8220;méchant&#8221; bien pratique pour la Générale</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 15:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La Société générale a fait de Jérôme Kerviel un cerveau diabolique digne d&#8217;un dessin animé. Son nom est presque une anagramme de &#8220;Me Evil Joker&#8221;, le méchant dans Batman. Mais cela ne fait pas du trader indélicat un monstre. C&#8217;est l&#8217;intérêt de la banque d&#8217;affirmer qu&#8217;elle a été piégée par un génie. Ce scénario permet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Société générale a fait de Jérôme Kerviel un cerveau diabolique digne d&#8217;un dessin animé. Son nom est presque une anagramme de &#8220;Me Evil Joker&#8221;, le méchant dans Batman. Mais cela ne fait pas du trader indélicat un monstre. C&#8217;est l&#8217;intérêt de la banque d&#8217;affirmer qu&#8217;elle a été piégée par un génie. Ce scénario permet de faire mieux accepter les pertes. Cela pourrait même susciter une certaine sympathie pour la Société générale.</p>
<p style="visibility: hidden; display: none" class="banner300" id="pubOAS_middle">&nbsp;</p>
<p><center><script type="text/javascript">if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD(\\'x40\\')} else {OAS_AD(\\'Middle\\')}</script></center><script type="text/javascript"> if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) {    MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; } </script> Mais dans les faits, le plus grand scandale de l&#8217;histoire des marchés financiers a été, pour l&#8217;essentiel, accompli avec des méthodes pas très sophistiquées : des mots de passe dérobés et des e-mails falsifiés, bref des petites ficelles que n&#8217;importe quel adolescent utilise pour sécher les cours.L&#8217;homme a commencé à réaliser des opérations risquées début 2005, selon les enquêteurs. Soit deux ans plus tôt que dans la version avancée par la Société générale. Par ailleurs, Eurex, la Bourse allemande des marchés dérivés, avait posé des questions sur les positions de M. Kerviel dès le mois de novembre 2007 - avant que ses pertes en cascade se déclenchent.</p>
<p>La banque a admis avoir identifié des problèmes dans les comptes de M. Kerviel. Mais ses supérieurs ont accepté ses explications selon lesquelles il s&#8217;agissait de simples erreurs. Et ils ne l&#8217;ont pas contraint à prendre des vacances, qui auraient probablement permis de découvrir la fraude.</p>
<p>Jean-Pierre Mustier, le patron de la banque d&#8217;investissement de la Société générale, a adopté le ton du capitaine Renault dans le film <em>Casablanca.</em> Il a répété durant le week-end qu&#8217;il avait été choqué, choqué de découvrir une telle fraude. A la lumière des dernières révélations, cela semble difficile à avaler.</p>
<p>M. Mustier a offert de se sacrifier, comme le PDG de la banque, Daniel Bouton. On leur a refusé. M. Bouton a dit lundi 28 janvier que sa lettre de démission restait sur la table. Le conseil de la Société générale devrait la relire.</p>
<p class="lien">&nbsp;</p>
<p class="author"><strong>Jeffrey Goldfarb</strong></p>
<p>Article paru dans l&#8217;édition du 31.01.08.</p>
<p>Sur <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/01/30/jerome-kerviel-un-mechant-bien-pratique-pour-la-generale_1005354_3234.html#ens_id=965950">Le Monde.fr </a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un espion présumé chez Michelin</title>
		<link>http://information-strategique.net/?p=5</link>
		<comments>http://information-strategique.net/?p=5#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 12:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[Brigestone]]></category>

		<category><![CDATA[Espionnage industriel]]></category>

		<category><![CDATA[Michelin]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Perrine Créquy
16/01/2008 &#124; Mise à jour : 11:20 &#124;
Un ancien ingénieur du fabricant de pneumatiques aurait cherché à vendre des secrets de fabrique au concurrent japonais Bridgestone.
Il aurait cherché à gagner 150.000 euros. Un ingénieur de Michelin de 32 ans est soupçonné d&#8217;avoir cherché à vendre des données confidentielles au concurrent japonais Bridgestone. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <!--img class="portrait" src="/maquette/photo.jpg" border="0" /-->Perrine Créquy</p>
<p><span class="sign">16/01/2008 | Mise à jour : 11:20 |</span></p>
<p>Un ancien ingénieur du fabricant de pneumatiques aurait cherché à vendre des secrets de fabrique au concurrent japonais Bridgestone.</p>
<p>Il aurait cherché à gagner 150.000 euros. Un ingénieur de Michelin de 32 ans est soupçonné d&#8217;avoir cherché à vendre des données confidentielles au concurrent japonais Bridgestone. Il a été mis en examen lundi pour livraison à une entreprise étrangère de renseignements dont l&#8217;exploitation et la divulgation sont de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Un crime qui est passible de quinze ans de réclusion. Il est également poursuivi pour abus de confiance et violation des secrets de fabrique. L&#8217;homme sera jugé par le tribunal de Clermont-Ferrand. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire. Mais le parquet a fait appel de cette décision pour obtenir son incarcération.</p>
<p>Le projet présumé de ce cadre a été déjoué après que Bridgestone a alerté Michelin. Selon une source proche de l&#8217;enquête, le fabricant japonais a indiqué avoir reçu un mail le 3 juillet dernier, proposant des informations confidentielles contre 100.000 livres sterling. Michelin a alors tendu un piège à l&#8217;auteur présumé de cette proposition en menant la négociation sous l&#8217;identité de Bridgestone. Le constructeur de Clermont-Ferrand a alors démasqué l&#8217;espion présumé. Cet ancien salarié avait démissionné de son poste en mars 2007, après avoir travaillé pendant cinq années dans la branche poids lourds de Michelin.</p>
<h3>Aucune intention de nuire</h3>
<p>L&#8217;ingénieur est défendu par Me Gilles-Jean Portejoie. Interrogé par lefigaro.fr, l&#8217;avocat se dit «étonné de la gravité des chefs d&#8217;accusation retenus par rapport aux faits» imputés à son client. «Son acte relève du jeu, un jeu pervers certes, et d&#8217;une stupidité sans nom, mais sans intention de nuire. La somme réclamée est ridiculement basse, et les données divulguées étaient masquées ou amputées. Personne d&#8217;autre que Michelin n&#8217;aurait pu les exploiter.»Il assure également que son client n&#8217;a dévoilé aucun secret de fabrique. «Les données qu&#8217;il a cherché à vendre concernaient la stratégie d&#8217;entreprise de Michelin, ses priorités de fabrication. Cet ancien responsable de la vulcanisation poids lourds Europe de Michelin était bien noté. Pourtant, il a démissionné. Et je crois qu&#8217;il n&#8217;a jamais fait le deuil de cette décision.» Me Gilles-Jean Portejoie reconnait toutefois la difficulté de ce dossier. «Ce n&#8217;est pas la plus simple des affaires que j&#8217;ai connues.» Spécialiste des affaires sensibles, il a notamment défendu le mari de Lolo Ferrari Eric Vigne, le préfet Bernard Bonnet dans l&#8217;affaire Erignac, ou encore Johnny Hallyday et Mazarine Pingeot.</p>
<p>De son côté, Michelin ne souhaite pas préciser les circonstances de l&#8217;affaire «car la procédure judiciaire est en cours». Une porte-parole de la Manufacture rappelle toutefois que «Michelin protège ses secrets et sa propriété intellectuelle de la façon la plus stricte, par des procédures internes, des brevets, et des procédures judiciaires si nécessaire. Nous avons été précurseurs dans de nombreux domaines. Et pour tenir notre rang du numéro un mondial, ou numéro deux selon les taux de change, nous devons garder notre longueur d&#8217;avance psychologique.» Le constructeur de pneumatique dépose environ 150 brevets chaque année, et se targue de posséder le plus grand centre européen de recherche chimique. Pas question donc de prendre de prétendues blagues à la légère.</p>
<p><em><a target="_blank" href="http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2008/01/16/04010-20080116ARTFIG00338-un-espion-presume-chez-michelin.php"> Sur Figaro.fr </a></em></p>
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		<title>France 2 la colombe, TF1 le faucon: télé et théorie des jeux</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 12:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Théorie des jeux]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Etienne Wasmer(Professeur à Sciences Po)    13H07    16/01/2008
La décision a été annoncée en conférence de presse sarkozienne: dorénavant, le financement du service public de télévision sera réalisé non plus sur ses propres recettes publicitaires, mais sur une taxe portant sur les recettes de ses concurrents des chaînes privées.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="submitted">Par Etienne Wasmer(Professeur à Sciences Po)    13H07    16/01/2008</span></p>
<p>La décision a été annoncée en conférence de presse sarkozienne: dorénavant, le financement du service public de télévision sera réalisé non plus sur ses propres recettes publicitaires, mais sur une taxe portant sur les recettes de ses concurrents des chaînes privées.</p>
<p>Quel sera l&#8217;effet de cette décision sur nos programmes du dimanche soir ? C&#8217;est un problème classique de &#8220;théorie des jeux&#8221;, un sous-domaine de l&#8217;économie développé par les brillants esprits du siècle dernier (Von Neumann et Nash entre autres et récompensé par de nombreux prix Nobel notamment en 1994 et en 2007).</p>
<p>Imaginons d&#8217;abord -toujours simplifier pour clarifier les idées- que nous soyons dans un jeu à deux joueurs (TF1, France 2) et que l&#8217;audience soit captive entre ces deux chaînes. Nous serions dans ce qu&#8217;on appelle un &#8220;jeu de coexistence&#8221;. Chaque chaîne a deux stratégies possibles: passer un grand film (qui coûte cher en droits) ou passer un navet, moins cher. Dans cette situation, les recettes dépendent de l&#8217;audience de chaque chaîne, donc de la stratégie de l&#8217;autre. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle une &#8220;situation d&#8217;interaction stratégique&#8221; que décrit bien la théorie des jeux.</p>
<p><strong>Faucon contre Colombe, Faucon contre Faucon, Colombe contre Colombe</strong></p>
<p>Le jeu le plus à même de décrire cette situation est le jeu dit Faucon-Colombe. La stratégie du Faucon est de mettre agressivement un bon film (enfin, comprendre, un film à succès, à même de réunir une forte audience, cela peut être un Jean-Claude Van Damme). La stratégie de la Colombe est de passer un programme moins cher attirant moins d&#8217;audience.</p>
<p>Pourquoi? Et bien, si l&#8217;une des deux chaînes joue Faucon et l&#8217;autre Colombe, la première emporte une forte audience et gagne le maximum de recettes publicitaires. L&#8217;autre limite les pertes car elle a peu dépensé en droits. Disons pour fixer les idées que la première réalisera un gain de 5 et l&#8217;autre de zéro. Exemple: &#8220;Les Tortues Ninja&#8221; contre un documentaire sur l&#8217;extinction des tortues dans le pacifique sud.</p>
<p>Si les deux jouent Faucon (deux bons films), elles se partageront l&#8217;audience et les recettes sont plus faibles: exemple, &#8220;La Grande Vadrouille&#8221; contre &#8220;Les Tontons flingueurs&#8221;. Comme les droits sont élevés pour les deux, les deux font des pertes: disons, -2 et -2. Deux prédateurs l&#8217;un face à l&#8217;autre, c&#8217;est une victoire à la Pyrrhus.</p>
<p>Si les deux jouent Colombe (par exemple, un reportage sur la production de tiges métalliques en Corée, face à un reportage sur &#8220;Que sont devenus les leaders écolos des années 80?&#8221;), les pertes seront limitées pour chacun et l&#8217;audience est partagée. Disons, 2 et 2 pour chacune, moins que 5, car ces deux piètres programmes favoriseront M6.</p>
<p><strong>Une stratégie possible: jouer les probabilités</strong></p>
<p>Les deux chaînes doivent maintenant décider de ce qui est le mieux pour leurs propres intérêts. Aucune stratégie, dans ce jeu, n&#8217;est gagnante. Elles devraient évidemment se coordonner pour partager, mais elles se détestent trop pour cela. Ou le conseil de la concurrence l&#8217;interdit.</p>
<p>La théorie des jeux a quand même trouvé une solution: il existe une stratégie pour chacune de ces chaînes qui soit cohérente avec celle de l&#8217;autre. Chaque chaîne tirera au sort la qualité de son programme, ou se comportera de façon en apparence aléatoire: de temps en temps, ce sera un film à grand succès, de temps en temps un petit programme.</p>
<p>Si la stratégie aléatoire pour chaque chaîne est de choisir un bon film avec probabilité de un sur deux, le risque d&#8217;un conflit des bons films (les deux stratégies agressives en même temps) est d&#8217;un quart seulement, ce qui limite les pertes.</p>
<p>Pourquoi n&#8217;existe-t-il pas une autre stratégie non aléatoire, plus simple? Pourquoi par exemple ne pas jouer Colombe tout le temps pour les deux chaînes (des navets tout le temps)? La réponse est que si une des chaînes joue cette stratégie, l&#8217;autre jouera forcément Faucon. Ce n&#8217;est donc pas une stratégie viable pour la Colombe.</p>
<p><strong>France 2 pourrait bien jouer les Colombe tous les soirs</strong></p>
<p>Maintenant, considérons la réforme annoncée l&#8217;autre jour, celle qui a fait bondir le cours de bourse de TF1: &#8220;France 2 sera financé sur les recettes de TF1.&#8221; Quelle sera en effet la bonne stratégie de France2 dans ce contexte? Et bien, il s&#8217;agira de passer les programmes les plus faibles possibles aux heures de grande écoute, de façon à maximiser les recettes de ses concurrents du privé.</p>
<p>Exit donc les soirs avec &#8220;Les Visiteurs&#8221; sur la Une et &#8220;L&#8217;Aile ou la cuisse&#8221; sur la 2. Dorénavant, ce sera documentaire et feuilleton sur France 2, qui va devenir une Colombe et TF1 sera définitivement consolidée dans sa stratégie de Faucon.</p>
<p>Est-ce un bien ou un mal? Disons que c&#8217;est une assez bonne formule si on considère que cela enlève le besoin de la course à l&#8217;audience des chaînes publiques, et même très efficace pour éviter les conflits des deux stratégies agressives où les spectateurs devaient choisir entre deux bons films le dimanche soir alors que leur samedi soir de télévision avait été assez sinistre.</p>
<p>Maintenant, et c&#8217;est une autre question économique, supprimer l&#8217;aiguillon de l&#8217;audience n&#8217;est pas nécessairement très incitatif, mais cela peut quand même amener l&#8217;investissement dans des programmes de qualité et plus risqués.</p>
<p>L&#8217;inconvénient, c&#8217;est que le financement de France2 va dépendre aussi d&#8217;un taux de prélèvement déterminé par le pouvoir politique en place. On peut alors craindre que cela ne renforce la dépendance de la chaîne à l&#8217;égard des pouvoirs et ne conduise à terme à une certaine forme d&#8217;auto-censure. Le trade-off, c&#8217;est de choisir entre la dépendance vis-à-vis des sponsors donc du business et la dépendance vis-à-vis du politique.</p>
<p>Pas facile comme choix.</p>
<p><em><a href="http://rue89.com/etienne-wasmer/france-2-la-colombe-tf1-le-faucon-tele-et-theorie-des-jeux" target="_blank">Sur Rue89.com </a></em></p>
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		<title>Carla Bruni se reproduit n&#8217;importe comment</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 11:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[ Le faux scoop du week-end sur la grossesse de Carla Bruni a fait le tour du monde en quelques heures. Retour sur le parcours éclair d&#8217;une comète trash dans la galaxie de l&#8217;information.
L&#8217;hystérie journalistico-peopolistique frise la démence. En milieu de semaine dernière, le thème imposé pour tout média avide de clics était donc le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Le faux scoop du week-end sur la grossesse de Carla Bruni a fait le tour du monde en quelques heures. Retour sur le parcours éclair d&#8217;une comète trash dans la galaxie de l&#8217;information.</strong></p>
<p>L&#8217;hystérie journalistico-peopolistique frise la démence. En milieu de semaine dernière, le thème imposé pour tout média avide de clics était donc le mariage présidentiel. Paparazzis campant autour de la mairie du XVIème arrondissement de Paris, rumeurs, suspens insoutenable entretenu sur <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/01/11/1081304_sarkozy-bruni-mariage-pluvieux-mariage-heureux.html" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">les blogs de prestigieux confrères</a>… Mais au final, à part un usage abusif du conditionnel, pas grand-chose à signaler. Aussi, dès la fin de la semaine, certains ont-ils changé leur fusil d&#8217;épaule pour se lancer à corps perdu dans la recherche d&#8217;un autre scoop : <span style="font-style: italic">« Carla Bruni enceinte »</span>. Le <a href="http://aixtal.blogspot.com/2008/01/actu-carla-bruni-enceinte.html" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens"> bloggeur-linguiste Jean-Véronis</a> s&#8217;est amusé à décrypter les chemins qu&#8217;a pris cette fausse nouvelle pour se propager sur le Web : au départ, un bloggeur hébergé par 20minutes.fr ouvre les vannes. Très actif, il a créé plusieurs blogs sur l&#8217;interface de 20minutes.fr, connectés entre eux. Résultat : le moteur de recherche google place très vite l&#8217;information au top de la page « actualité ». <span style="font-style: italic">« Le problème de Google actualité, c&#8217;est qu&#8217;il ne fait aucune distinction entre les articles issus des blogs et ceux qui viennent des grands quotidiens ou des agences. Ce qui l&#8217;intéresse, c&#8217;est le nombre de liens qui partent et qui arrivent sur une page. Le bloggeur à l&#8217;origine de la rumeur ayant créé plusieurs blogs interconnectés est donc très bien référencé »</span>, explique Jean Véronis.</p>
<p><strong>Le tour du monde en quelques minutes</strong><br />
Le premier effet pervers ne se fait pas attendre. Les médias étrangers fondent sur cette fausse information avec la gourmandise d&#8217;un affamé : le site de la <a href="http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20080111092432111111111111111.xml" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">radio suisse romande</a> reprend l&#8217;article et le source du quotidien 20minutes. <span style="font-style: italic">« La confusion est courante</span>, décrypte encore Jean Véronis. <span style="font-style: italic">De nombreux médias traditionnels permettent aux internautes de créer leur blog sur leur interface. C&#8217;est le cas du JDD, de 20.minutes, du Monde… en allant un peu vite, et si l&#8217;on ne fait pas l&#8217;effort de vérifier, on peut donc croire qu&#8217;un article hébergé sur l&#8217;un de ces blogs a été rédigé par la rédaction du journal. »</span> Ensuite, fatalement, tout s&#8217;emballe. La nouvelle est reprise par une agence de presse italienne, Ansa, <a href="http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html?in_article_id=507506&amp;in_page_id=1811" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">par le Dailymail</a>, par la presse allemande et par de nombreux sites Web, <a href="http://www.wikio.fr/people/grossesses_de_stars/carla_bruni_enceinte" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">y compris français</a>, en un temps record… jusqu&#8217;à ce que 20minutes.fr se fende d&#8217;un démenti et fasse disparaître le post du bloggeur fantaisiste à l&#8217;origine de l&#8217;histoire. Mais il est déjà trop tard.</p>
<p><strong>Qui veut gagner des millions de clics ?</strong><br />
Fait inédit, des médias traditionnels comme le nouvelobs.com ou <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2008/01/14/425895-Carla-Bruni-serait-enceinte-et-deja-mariee.html?refresh=1&amp;filename=Carla-Bruni-serait-enceinte-et-deja-mariee" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">La Dépêche du midi</a>, pour ne citer qu&#8217;eux, donnent une seconde vie à cette histoire. <span style="font-style: italic">La Dépêche</span> ajoute même qu&#8217;on aurait vu le top modèle à l&#8217;hôpital américain de Neuilly&#8230; La rumeur, présentée et assumée comme telle, devient alors, en elle-même, l&#8217;objet d&#8217;un article. <span style="font-style: italic">« Là, on a quelque chose de nouveau</span>, analyse Jean Véronis. <span style="font-style: italic">Jusqu&#8217;à présent, les informations sur Internet étaient considérées comme douteuses lorsqu&#8217;elles émanaient des bloggeurs. Je ne suis pas sûr que cette évolution soit à l&#8217;avantage des grands médias… »</span> Jouer à à « qui veut gagner des millions de clics » est forcément tentant, mais le calcul est à court terme. Après l&#8217;affaire du faux Président de Face book, la presse avait-elle vraiment besoin de ça ? En se jetant à corps perdu dans la course à l&#8217;échalotte, <span style="font-style: italic">L&#8217;Est républicain </span>contibue à ce discrédit général. Le titre choc de ce lundi : <a href="http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_667235.php" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;" class="liens">Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se seraient mariés jeudi à l&#8217;Elysée</a>. Sans polémiquer sur l&#8217;importance qu&#8217;on peut accorder à ce fait majeur dans l&#8217;Histoire de France, on observe simplement que les conditionnels, une fois de plus, abondent dans le corps de l&#8217;article. Quant à la fiabilité du scoop, il suffit de lire la première ligne du papier pour s&#8217;en assurer : l&#8217;information provient, dixit le journal lui-même, d&#8217;une <span style="font-style: italic">« source proche d&#8217;un témoin ayant assisté à leur union »</span>. Le type qui a vu le type qui a vu un schtroumpf vert cette après-midi nous appelé : il ne comprend pas pourquoi l&#8217;AFP n&#8217;a pas encore réagi&#8230;  			  			  		  		 <br class="texte clear" /></p>
<p id="date" class="date">&nbsp;</p>
<p class="access">Mardi 15 Janvier 2008 - 00:03</p>
<p class="auteur">&nbsp;</p>
<p class="access">A. Borrel</p>
<address><a href="http://www.marianne2.fr/Carla-Bruni-se-reproduit-n-importe-comment_a82937.html" target="_blank">Sur Marianne2.fr<br />
</a></address>
<p class="access">&nbsp;</p>
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